Témoignages

Liens vers quelques témoignages:

Noël Pouguida
Babayel
Diarra
Modeste
Marie-Eugénie
Fatou Bintou

Le témoignage de la mère de Mohammed Coulibally (Août 2015)

A l’attention du Dr. Goy, Président de la Fondation « Une chance, un cœur »

A travers votre personne, la « Fondation une chance, un cœur » a offert une vie nouvelle à mon petit Mohamed qui souffrait d’une cardiopathie congénitale. Par ces mots toute sa famille vous dit merci! merci! Puisse Allah le tout puissant vous garder dans la santé, la longévité afin que vous puissiez continuer à aider les malades à travers la Fondation dont vous assurez la présidence.

En vous adressant ces mots j’ai une pensée particulière pour la famille Michoud à travers Monsieur et Madame Michoud Bertrand et Josiane qui n’ont ménagé aucun effort pour notre arrivée, hébergement, séjour et assistance jusqu’à notre départ. A ce couple au grand cœur les familles Coulibaly et Tiama au Burkina Faso disent merci.

 

Ouorikya Tiama maman de Mohamed Coulibaly

 

Le 16 août 2015

Le témoignage de Awa (Août 2013)

Lettre témoignage

Le témoignage de Mame Diarra Béye

Lettre de témoignage

Témoignage de remerciement de Pouguida

Bonjour,

L’Eternel a fait de grandes choses pour nous, nous sommes dans la joie (Psaumes 126 :3)

Nous sommes heureux pour tout ce que vous avez fait pour nous. Vous avez mis à notre disposition les biens que Dieu vous donné pour redonner la vie à Pouguida. Merci pour cet grand amour que vous avez eu à notre égard. Les mots nous manquent pour exprimer notre reconnaissance envers vous, nous prions que le Seigneur vous comble de toutes ses bénédictions.

Pouguida est complétement guérit. Merci, merci, merci……

Pouguida a été accueilli par plusieurs femmes et hommes à l’aéroport de Ouagadougou. Ces personnes nous ont accompagné à domicile où nous avons remercié Dieu pour tout ce qu’il a fait pour Pouguida.

Depuis son arrivé, on reçoit plusieurs visiteurs par jour.

Nous ne dirons jamais assez MERCI pour tout ce que vous avez fait.

Puisse notre Dieu vous bénir abondamment et nous garder dans l’unité et dans l’amour dans toutes les situations par lesquelles nous passerons.

Daniel et Pouguida.

Le récent témoignage de Fatou

Dakar le 02, Juillet 2013
« Mr le Docteur Jean Jacques Goy et Gregory Khatchatourov et toute l’équipe soignante de la clinique Cecil Lausanne SUISSE

MESSIEURS,

Je veux vous témoigner ma reconnaissance pour m’avoir accompagné, avec compétence, patience et gentillesse dans ces moments difficiles.

Longtemps j’étais malade et avais décidé “pas d’acharnement thérapeutique”, vous avez pris en compte mon souhait au moment ou j’étais désespérée chers docteurs et vous avez soulagé mes souffrances dues à ma maladie, et grâce a vous ma vie a changé positivement.

Je remercie le personnel infirmier de jour et de nuit ainsi que toutes les aides soignantes pour leur dévouement quotidien, leur amabilité et humour auprès de moi qui soustrait dans la dépendance, je  pense particulièrement à Laurent mon thérapeute, mon anesthésiste, les adorables infirmières, a la gentille et charmante Sylvie bref  a tout le personnel de la clinique CECIL.

Je garde de votre service un excellent souvenir et vous présente  mes plus sincères salutations. Et je souhaite à votre fondation bonne continuation et beaucoup de succès chers docteurs je vous porte dans mon cœur a jamais.

Je fais aussi une mention spéciale a Nicoll Fatou Diakhoumpa Mougin et a son mari Fabrice Mougin a leurs adorables enfants, vous m’avez accueillie les bras ouverts et adoptée comme une des votre merci chère famille.

Fatou Bintou Niang

Sauvé d’une maladie qui a tué trois de ses frères

par Abdoulaye Penda Ndiaye

Grâce à une association et à un médecin généreux, un Sénégalais de 21 ans a été opéré avec succès d’une maladie du coeur.

Juste avant d’être opéré à l’Hôpital de Fribourg, Babayel lève les yeux avec tristesse et demande à être enterré au Sénégal. A ce moment-là, le jeune Dakarois de 21 ans a peur que la funeste cardiopathie qui a déjà enlevé trois membres de sa fratrie de neuf l’emporte lui aussi. Une heure trente après, un stimulateur cardiaque est implanté au patient qui souffrait d’une transposition des gros vaisseaux. Les médecins n’ont pas voulu d’une transplantation jugée délicate et de dernier recours.

«Sa malformation cardiaque est congénitale. En Suisse, ce genre de cas se voit une fois sur 100000 naissances et s’opère tout de suite», explique le Dr Jean-Jacques Goy. Ce cardiologue au grand coeur fait de l’humanitaire. Babayel est le quinzième patient africain à bénéficier d’une prise
en charge médicale grâce à lui. L’association Niokobok, basée à Villars-Tiercelin (VD), s’occupe du transport et de l’hébergement. Le Dr Goy de tout le reste.

«Je me sens beaucoup mieux. Avant, j’avais l’impression d’étouffer en permanence. Maintenant, j’aimerais trouver du travail et aider ma famille car mon père est retraité», a réagi le Sénégalais avant son retour au pays. «On refera un contrôle en 2013, Babayel», lance le Dr Goy au moment des adieux. «Des actions comme ça donnent sens à mon métier. Pour un médecin, voir le sourire d’un jeune patient et l’entendre dire merci, c’est de l’or. Notre monde a besoin de bonnes nouvelles», savoure Jean-Jacques Goy. Présidente de Niokobok, Nicoll Mougin songe déjà au prochain patient, attendu à la fin de ce mois. «Pour un Babayel sauvé, il y en a beaucoup qui meurent en Afrique», se désole-t-elle.

 

Par la force des êtres et la magie des rencontres

Marie-Eugénie, est atteinte d’une polyvalvulopathie, maladie cardiaque qui entraîne de graves déficiences sur les oreillettes et les ventricules, provoquant une insuffisance cardiaque.

Depuis 1991, elle est régulièrement suivie par un médecin de Dakar, mais son état se dégrade considérablement au fil des années. Selon les rapports médicaux effectués au Sénégal, Marie- Eugénie, aujourd’hui âgée de 26 ans, a une espérance de vie d’à peine deux ans. L’opération qui pourrait lui sauver la vie étant impossible à réaliser au Sénégal, de nombreuses recherches ont été entreprises, par elle-même et un médecin ayant pris à coeur sa situation, auprès d’organisations en Europe. Elles sont toutes restées infructueuses, en raison notamment de son âge. Bien que Sentinelles n’ait pas un programme de soins en cardiologie, par la force des êtres et la magie des rencontres, il nous a été donné de découvrir Marie-Eugénie et de rencontrer, grâce à une amie, le professeur Goy, cardiologue, dont le magnifique engagement a rendu possible sa prise en charge opératoire à la Clinique Cecil. Très vite, tant au Sénégal qu’en Suisse, une formidable chaîne de solidarité s’est mise en place. La générosité de personnes amies des médecins et des chirurgiens qui ont opéré bénévolement Marie-Eugénie, l’engagement de maisons pharmaceutiques, ainsi que du personnel et de la direction de la Clinique Cecil, ont rendu ce rêve possible.

Le 6 avril, Marie-Eugénie arrive à Genève, extrêmement fatiguée mais souriante. Quelques heures plus tard, elle se rend en consultation pour un premier bilan, puis dans sa famille d’accueil, où elle peut enfin se reposer. Le lendemain, d’autres examens révèlent que son coeur est beaucoup plus gravement atteint et que seule une opération à coeur ouvert, permettant un remplacement valvulaire mitral, pourrait la sauver.
L’intervention du docteur Graf, fixée au 13 avril, s’avère très complexe et difficile. L’attente est longue, les minutes s’écoulent, puis les heures… La valve est changée, mais le coeur peine à repartir. Dix heures durant, l’équipe chirurgicale lutte avec ténacité, aidée par la force de vie de Marie-Eugénie. Son coeur se met enfin à battre, mais son état reste critique. Les prochaines heures seront décisives et l’équipe des soins intensifs s’apprête à affronter la nuit. Tôt le matin, l’optimisme revient, le chirurgien est surpris de l’évolution post-opératoire positive. Trois jours plus tard, Marie-Eugénie, très affaiblie, est transférée en chambre, puis elle quitte l’hôpital quelques jours après l’intervention, tant son rétablissement est remarquable. Le coeur de Marie-Eugénie, à bout de souffle, avait atteint une taille rarement vue, sept fois plus importante que la normale. Selon le cardiologue, elle n’aurait eu que quelques mois à vivre.

Lors de son séjour en Suisse, entre les séances de physiothérapie et les rendez- vous chez le médecin, Marie-Eugénie a du temps libre. Une jolie rencontre lui permettra d’assister gratuitement à des ateliers de travaux manuels. Son sourire et ses capacités trouvent rapidement, et sûrement, leur place à l’atelier. Son travail et sa volonté de bien faire y trouvent épanouissement. Les propriétaires du lieu lui offrent une machine à coudre qui lui permettra de continuer à confectionner de petites merveilles. Le 4 juin, emportant ce magnifique cadeau dans ses bagages, Marie-Eugénie, rayonnante de vie, les larmes aux yeux, s’envole pour le Sénégal.

Marie-Eugénie a tenu à écrire ces quelques lignes:
«Je m’appelle Marie-Eugénie et j’ai 25 ans. Je suis née au Cap-Vert. J’avais 16 mois quand j’ai quitté l’île de Brava pour aller habiter à l’île de Praia chez ma grand-mère. C’est elle qui m’a élevée. Elle m’a donné une bonne éducation et m’a appris beaucoup de choses. À l’école primaire, quand je faisais l’éducation physique, j’étais toujours la première à être fatiguée. À la maison, quand j’allais puiser de l’eau, j’étais vite exténuée. Les gens autour de moi me disaient que j’étais paresseuse. J’aimais travailler, mais je me fatiguais vite et toujours.
En 1991, à l’âge de 13 ans, j’ai quitté le Cap-Vert pour aller rejoindre ma mère au Sénégal. Un an plus tard, je suis tombée malade. On m’a amenée à l’hôpital et j’y suis restée un mois. Là, on a trouvé ma maladie et pourquoi je me fatiguais si vite. J’avais une maladie du coeur. Depuis ce jour- là, j’ai commencé un traitement à l’hôpital Dantec à Dakar. Le Dr Charles, mon cardiologue, ne me faisait pas payer les consultations. Je
devais juste payer les analyses et les médicaments. J’ai suivi ce traitement pendant des années. Il m’aida un peu, mais ne suffit pas pour guérir mon petit coeur.

À la maison et au travail, j’essayais de mener une vie normale. Parfois c’était dur, parce que je voulais faire beaucoup de choses mais je n’y arrivais pas. Je me disais que ce n’était pas grave, que dans la vie il y a des hauts et des bas et qu’il ne faut jamais se décourager. J’ai beaucoup prié pour que Dieu me donne du courage et m’aide à garder mon visage souriant.

Quelques années plus tard, je suis retombée malade. Je suis allée voir mon cardiologue et il m’a dit que j’avais besoin d’une opération car je n’allais pas bien du tout. Je lui ai demandé: «Charles, une opération, ça coûte combien?» Il m’a dit: «Ça coûte des millions et, en plus, ton opération ne peut pas se faire ici à Dakar, il faut aller à l’étranger.» Comment faire? Qui m’aiderait? Je ne connaissais personne! Depuis ce jour-là, j’ai commencé à avoir peur. Je suis devenue un peu triste et malheureuse, mais je tenais le coup. J’ai dit au bon Dieu: «Je n’ai pas les moyens pour me faire opérer. Je vous prie de m’aider. Il y a tant de choses que je voudrais encore faire dans la vie!» Ma maman et mes amies
m’ont dit de faire des demandes, de ne pas me décourager, que tout allait s’arranger.

Je suis allée voir le Dr Charles pour lui demander de me faire un compte-rendu médical, que j’allais faire des demandes d’aide un peu partout. Je les ai adressées à des gens bien placés, mais cela n’a pas marché. Je ne suis pas tombée sur les bonnes personnes, mais je me disais toujours que ce n’était pas grave, que Dieu est grand. Maman, aussi, était là à mes côtés. Elle était triste sans savoir quoi faire.

Un dimanche, maman va rendre visite à la mère d’une amie et lui raconte mes problèmes de santé. La dame lui dit qu’elle connaît un médecin qui a l’habitude d’aider les gens. C’est le Dr Rudolph Diop. Elle lui téléphone et celui- ci lui dit que je dois me présenter le lendemain à 8h00 à l’hôpital.
Lundi on a été voir le Dr Diop. J’ai apporté mes dossiers médicaux. Il a dit qu’il allait faire de son mieux et que, de mon côté, je devais aussi continuer à faire de mon mieux.

Il a fait une demande, mais cela n’a pas marché. Une semaine plus tard, il m’appelle pour me dire qu’il avait de bonnes nouvelles. Sentinelles m’avait trouvé un médecin en Suisse qui était d’accord de m’opérer, mais demandait que l’on paye le billet d’avion, l’argent de poche et que l’on me trouve une famille d’accueil.

Le Dr Diop a contacté ses connaissances et m’a mise en rapport avec les médecins pour le bilan. Tata Jacqueline et ses copines de l’Association des femmes capverdiennes et tata Antoinette m’ont trouvé l’argent de poche et aussi de l’argent pour les radios. Tata MarieRose m’a offert le billet d’avion. Cela s’est passé tellement vite que je n’arrive pas à y croire. C’était merveilleux! Maman était contente et moi, la fille la plus heureuse du monde. On a remercié le bon Dieu et tous les gens qui m’ont aidée.

Le 6 avril, j’étais en Suisse. Le 12 avril, j’ai été hospitalisée et le 13, à 8h30, j’étais au bloc opératoire. Après l’opération, j’étais fatiguée. J’avais un peu mal. Mais les infirmiers de la clinique Cecil et les gens de Sentinelles étaient toujours à mes côtés. Mamie Lydia aussi était toujours auprès de moi.

Je tiens à remercier tous ces gens. Leur dire un tout grand merci. Je suis très contente. Cela va très bien maintenant. J’ai une nouvelle vie. Je pourrai faire tout ce que je souhaitais faire auparavant. Un grand merci auDrGoyetauDrGraf.Etàtoutesles personnes qui m’ont fait passer des moments agréables. J’ai été très heureuse de vous connaître. Je vous aime tous. Marie-Eugénie».

© sentinelles